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23 mai 2017

Economie collaborative, une innovation pour les entreprises

Comment booster l’innovation au sein des entreprises ? Collaborateurs, étudiants, start ups : toutes les idées sont bonnes à prendre ! On connaissait le brainstorming, les groupes de discussion, les tables ronde, les teams building… D’autres outils de partage s’inscrivent désormais dans l’économie collaborative.

L’économie collaborative au cœur de l’innovation des entreprises

Hackathon ou marathon créatif

Contraction de “hack” et “marathon”, un hackathon est un événement pendant lequel des équipes doivent développer un projet informatique (logiciel ou application) sous forme de concours chronométré (une journée, une nuit, un week-end). A l’issue de cette compétition généralement festive, un jury choisit et récompense des gagnants.

  • Exemple d’Hackathon en entreprise :
    – Le marathon de l’e-innovation pour imaginer les services bancaires de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes.
    – Le métro connecté par Alstom pour imaginer en 48h le métro de 2030.
    – Le Hackathon Santé de Lyon, porté par la Métropole de Lyon, pour prototyper une innovation technologique au service des professionnels de santé et des patients.

 

Crowdsourcing

Le principe de ces concours, lancés par des annonceurs et postés sur des sites internet ou réseaux sociaux, consiste à combiner l’intelligence et la créativité du plus grand nombre de personnes pour lancer un nouveau produit ou concept. Le crowdsourcing n’est pas toujours collaboratif. Il peut s’agir simplement d’externaliser des tâches ne relevant pas du métier fondamental de l’entreprise ou de démarches plus innovantes.

  • Exemple de Crowdsourcing en entreprise :
    – Microsoft a lancé auprès d’étudiants un concours concernant un plan de communication pour l’un de leur produit via un site de crowdsourcing (Studyka).
    – Pour garder sa position de leader, Coca-Cola a organisé avec eYeka un concours vidéo demandant à tous les créatifs Singapouriens de réaliser une publicité pour sa marque Coca-Cola Zero.
    – McDonald’s a organisé un grand casting pour l’illustration de ses packagings. Cette opération a permis de recueillir 13 000 histoires authentiques de consommateurs du monde entier.
    – La start-up lyonnaise Doz est une ‘marketplace’ qui assure la liaison entre les marques et les professionnels spécialisés dans les campagnes de marketing digital à l’international. Sa logique de fonctionnement est basée sur le crowdsourcing,

 

World cafés

Le ‘World Café’ reproduit l’ambiance d’un café dans lequel les participants débattent d’une question ou d’un sujet en petits groupes autour de tables. Ce processus créatif vise à faciliter le dialogue constructif et le partage de connaissances et d’idées.

  • Exemple de world café :
    Débat citoyen sur le développement durable dans le 5è arrondissement de Lyon, organisé par le Centre socioculturel du Point-du-Jour.

 

Serious game

Un « jeu sérieux » est un logiciel qui combine une intention « sérieuse » — de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement — avec des ressorts ludiques. Les serious games sont de plus en plus populaires auprès des entreprises et des institutions et s’intègrent désormais dans une stratégie de communication globale. La dimension ludique favorisant l’acquisition des connaissances, les « serious games » sont aussi très présents dans la formation : depuis des décennies tous les pilotes d’avion sont formés sur des logiciels de simulation de vol, élaborés sous forme de jeux.

  • Exemples de serious game :
    – Renault et son jeu Renault Academy utilisé pour la formation des vendeurs.
    – BNP Paribas et Air France qui utilisent un serious game pour apprendre à ses managers à mener un entretien annuel d’évaluation.
    – la SNCF a mis au point un serious game pour les contrôleurs, afin d’étudier la démarche à suivre en cas d’observation de fumées suspectes dans un TGV.
    – EHPAD’PANIC : un Serious Game de formation pour le personnel en EHPAD. Il permet au joueur de développer des capacités de communication et un comportement adapté face à des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

 

Réseaux sociaux internes

Alors que les réseaux sociaux sont très largement utilisés dans la vie personnelle et professionnelle, les entreprises mettent de plus en plus en place leur RSE (Réseau Social d’Entreprise). Objectif : moderniser la communication interne, créer du lien entre les collaborateurs, encourager les initiatives et favoriser l’émulation. La transformation digitale aujourd’hui engagée dans les plus grandes entreprises françaises est l’occasion de rajeunir les process internes, les rendre plus collaboratifs et plus sociaux.

    • Exemples de RSE :
      Depuis janvier 2016, Lyreco a mis en place un réseau social d’entreprise « MyLyreco2.0 ».

      « Ce projet est né de la volonté de développer l’aspect collaboratif de nos échanges internes et d’amener la digitalisation au cœur de notre entreprise. Les collaborateurs apprécient l’interaction apportée par « MyLyreco2.0 » : ils peuvent « liker », « commenter » ou encore « partager » le contenu publié en temps réel et consultable via tous supports. « MyLyreco2.0 » va évoluer et s’adapter aux besoins et aux demandes de nos collaborateurs. L’animation et l’accompagnement restent les facteurs clés de succès. » Grégoire Dupont, Chargé de Communication et d’Innovation RH. Lire la suite


Que pensez-vous de ces initiatives ? Représentent-elles une concurrence pour les agences de communication ?

Julie Boudeville / Trait d’Union Lyon : “Ces outils de projets collaboratifs ont vocation à répondre à un besoin précis à court terme. L’intérêt pour l’entreprise est de pouvoir disposer de pléthore d’idées et d’innovation en un temps réduit. C’est un avantage certains… Cependant, ces réponses ne s’inscrivent pas dans une démarche globale, qui prend en compte l’histoire de l’entreprise, ses valeurs, ses enjeux à moyen et long terme.

Au sein de l’agence Trait d’Union, la relation que nous développons et que nous entretenons au fil des années avec nos clients nous permet de nous imprégner réellement de sa culture, de ses valeurs et de ses besoins réels, qui ne sont parfois pas conscients et qu’il faut savoir décoder. L’expérience et la connaissance font réellement la différence. Toutes les méthodes collaboratives sont intéressantes et se positionnent de façon alternative aux agences, en répondant à un besoin complémentaire : un « one shot ». En cela, je rapprocherai ces initiatives collaboratives à celles des free-lances.”


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